Dépossession territoriale et justice environnementale dans Kukum de Michel Jean
DOI:
https://doi.org/10.35219/Keywords:
Kukum, Michel Jean, littérature innue, justice environnementale, dépossession de la terreAbstract
L’œuvre de Michel Jean s’inscrit dans une démarche littéraire engagée, centrée sur la représentation des réalités autochtones. À travers des romans tels que Le vent en parle encore (2012), Kukum (2019), Tiòhtiá:ke (2021) et Quimmik (2023), l’auteur explore les dynamiques complexes de l’identité, de la diversité culturelle et des injustices sociales. Son roman Kukum retrace la vie d’Almanda Siméon, une jeune orpheline québécoise qui épouse Thomas, un Innu, et adopte son mode de vie nomade. Le roman met en lumière les mécanismes de la dépossession territoriale, notamment à travers la destruction des terres ancestrales par l’industrie forestière. Cette thématique sera analysée à l’aune des théories issues de la justice environnementale, qui postulent que toutes les communautés ont droit à une protection environnementale équitable et à une distribution juste des risques écologiques. En s’appuyant sur les concepts de l’injustice environnemental, ce travail examine un roman qui représente comment les populations autochtones sont historiquement et structurellement plus exposées aux nuisances environnementales, à la perte de leurs territoires et à la destruction de leurs modes de vie traditionnels.
