Accueil et activités didactiques destinés aux adultes migrants peu ou pas scolarisés dans leur pays d’origine. Regards croisés sur l’insertion socio-professionnelle en France et au Canada
DOI:
https://doi.org/10.35219/Keywords:
migrants, France, Canada, enseignement, insertionAbstract
Le mouvement migratoire représente, en France, un sujet sensible qui préoccupe les dirigeants politiques et qui hante les esprits de la société civile. Pour les adultes arrivés en migration peu ou pas scolarisés, l’insertion professionnelle devient vitale étant donné qu’il faut pouvoir subvenir non seulement à leurs propres besoins de première nécessité mais aussi à ceux de toute la famille restée dans le pays d’origine.
Les migrants sont confrontés à un double défi: la barrière linguistique et l’exclusion sociale. Très souvent, isolés dans des quartiers prioritaires, ils occupent des emplois précaires parfois même pas déclarés. Les programmes de formation linguistique financés par l’État visent la validation du niveau A2 du CECRL afin de favoriser l’insertion professionnelle ou l’accès à une formation qualifiante pour des personnes qui ne maîtrisent pas le français.
Les formateurs de FLE doivent proposer un contenu pédagogique individualisé afin de pouvoir répondre aux directives des régions. L’approche actionnelle et l’utilisation des documents authentiques (plan de la ville, offre d’emploi, contrat de travail, emploi du temps, fiche de paie, relevé de compte, etc.) permettent de créer des situations de communication réalistes et variées. Par ailleurs, l’organisation des visites en entreprise, les rencontres avec des professionnels ou l’aménagement des horaires de formation pour les salariés étrangers favorisent l’atteinte des objectifs pédagogiques, à savoir, la réalisation des activités de communication langagière et l’acquisition du vocabulaire professionnel. Notre article vise à mettre en relief les enjeux didactiques de l’enseignement du FLE dans le contexte de l’accueil du public adulte migrant, en faisant appel à notre expérience de terrain en tant que formatrice linguistique. Par ailleurs, nous souhaitons enrichir cette démarche en nous y intéressant à la prise en charge et l’accompagnement des migrants au Canada. Plusieurs questions de notre recherche seront discutées: l’état des lieux de l’environnement des centres de formation pour adultes migrants en France et au Canada et des exemples d’activités visant l’insertion professionnelle de ce public.
