Vivre dans l’espace sensible de la différence: Caroline Dawson, Là où je me terre (2020)

Authors

DOI:

https://doi.org/10.35219/

Keywords:

exil, identité, proxémique, histoire, autofiction

Abstract

Mon article porte sur le récit autobiographique Là où je me terre (2020), le roman de début de Caroline Dawson, voix littéraire éteinte prématurément (2024). De par le titre doublement connotatif pour l’espace et le temps sensibles, je m’intéresserai aux représentations proxémiques dans l’optique de l’enfant chilien transplanté en terre québécoise, suite à la décision de ses parents de fuir le Chili de Pinochet (décembre 1986). Ce sera un long voyage d’une Weltanschauung, dès la tendre enfance (7 ans) jusqu’à l’âge mûre. Plante anaérobe au début, Caroline prend racine et son destin portera de beaux fruits: à la trentaine la narratrice est devenue sociologue, enseignante, blogueuse engagée, mère de deux enfants issus d’un mariage multiethnique. Le parcours de la transfuge de classe, « avalée des avalés » entame un dialogue interculturel avec d’autres, français, tels que Didier Eribon ou Annie Ernaux vers la consolidation d’une identité lumineuse, table, kaléidoscopique, plurielle assumée sans tares ni rancune aucune, bâtie dans une terre-culture appropriée et dans l’espace des transformations sociales, politiques, intellectuelles et affectives, émotionnelles somme toute. Dans le jeu des différences (de classe, de race, d’habitudes alimentaires et de pratiques culturelles), elle ne devient pas seulement l’immigrante parangon, modèle qui s’efface au profit de la classe supérieure blanche et riche, mais affirme ouvertement une identité autre, tout aussi riche en vécus et espérances.

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Published

2026-11-05

How to Cite

Vivre dans l’espace sensible de la différence: Caroline Dawson, Là où je me terre (2020). (2026). ACROSS Journal of Interdisciplinary Cross-Border Studies, 10(6), 5-12. https://doi.org/10.35219/

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